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Des
sacs antibombe fabriqués en Haute-Saône
By lepays.net, Mercredi 23 octobre 2002
Deux types de protections anti-bombe originales, destinées
à neutraliser le souffle d'une charge explosive dans
les avions ou les lieux publics, sortiront d'ici quelques
semaines d'un atelier de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône).
L'un, le « Ground Bomb Killer » (GBK) ou «
tueur de bombe au sol », se présente comme une
couronne de 30 à 90 cm de haut, qui vient entourer
l'objet suspect, dont le souffle, en cas d'explosion, est
canalisé verticalement, épargnant sur un large
périmètre les personnes situées à
proximité de l'impact. L'autre, le « Flight Bomb
Killer » (FBK) ou « tueur de bombe en vol »,
s'utilise à l'intérieur d'un avion : dans ce
sac de protection composé de plusieurs parties gigognes
parfaitement étanches, on peut placer une bombe découverte
en cours de vol et la faire exploser sans dommage pour l'appareil
ou les passagers. Spécialisée dans la fabrication
d'équipements militaires, du gilet pare-balle au «
couvre-bouche » des canons du char Leclerc, la société
SEMA, dont le siège se situe à Nanterre (Hauts-de-Seine),
s'était déjà taillé un petit succès
l'automne dernier en vendant à de nombreux ministères,
médias, administrations un sas de protection anti-anthrax
pour l'ouverture de courrier. « Cette fois, nous avons
réagi après la tentative d'attentat à
l'explosif, en décembre dernier, dans un vol Paris-Miami.
», explique Charles Laubie, PDG de SEMA. Au mois de
juin dernier, les brevets du FBK et du GBK étaient
déposés. « Le FBK est conçu pour
neutraliser une charge de plastique allant jusqu'à
200 g -le maximum qu'un terroriste puisse espérer embarquer
dans un avion sans être détecté »,
indique Patrick Larcher, directeur technique. « Les
sacs équipés de protections balistiques dans
lesquels est enfermée la bombe absorbent l'effet de
souffle. » La couronne du GBK, disponible en cinq tailles
forme une cheminée qui oriente le souffle vers le haut.
Son tissu, qui peut s'allonger jusqu'à 500%, est conçu
pour supporter une poussée de quinze tonnes. «
C'est beaucoup plus efficace que les couvertures anti-bombe
ou les écrans balistiques qu'on utilise actuellement
», selon Patrick Larcher. À Luxeuil-les-Bains,
la ligne de production des deux objets sera prête fin
octobre et devrait permettre d'en fabriquer quatre à
cinq par jours, vendus de 1500 à 5200 euros pour le
GBK, de 15 000 à 20 000 euros pour le FBK.
La SEMA commencera cette production d'ici à la fin
octobre dans son atelier de Luxeuil- les-Bains.
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