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Mise
au point de systèmes de paravents balistiques destinés à la
lutte anti-terroriste par une entreprise haut-saônoise
by France 3, Vendredi 14 Novembre 2003
L’entreprise SEMA de Luxeuil-les-Bains vient de mettre
au point deux systèmes de paravents balistiques destinés
à neutraliser les attentats kamikazes et les attentats
à la voiture piégée. La PME haut-saônoise
renforce ainsi la solide réputation qu’elle a
acquise dans le domaine de la lutte anti-terroriste.
« Storm wall » et « Fire wall » sont
les noms donnés à ces deux innovations, vendues,
toutes deux, 20 000 euros pièce et conçues,
toutes deux, selon le même principe, à savoir
l’absorption du souffle de l’explosion et sa déviation
vers le haut grâce à une toile pare-feu, capable
de résister à une poussée de 5o tonnes
et de stopper les éclats en tous genres. « Contre
de telles menaces, aucune protection n’est actuellement
disponible », affirme Claude Laubie, le PDG de la SEMA.
« Storm wall » est conçu contre les attentats
à la voiture piégée et se présente
comme un panneau incliné fabriqué dans une toile
d’aramide et polycarbonate qui est appuyée sur
un panneau de sangles qui offre ainsi une seconde barrière
de protection. Le tout, haut de 2,34 mètres et large
de 1,73, pèse environ 150 kilos et est monté
sur une remorque mobile. Ce qui permet un déplacement
sans difficulté devant un bâtiment sensible,
ou bien d’en faire un « check-point » sécurisé.
Le « storm wall » est censé résister
à l’explosion d’une charge de 3 kilos placée
à 80 centimètres, alors que les voitures piégées
sont généralement siytuées à plusieurs
mètres de leur cible.
« Fire wall » est, lui, destiné à
contrer les attentats kamikazes et à être installé
dans le hall d’accueil de bâtiments où
pourraient pénétrer des terroristes chargés
d’explosifs. Le paravent anti-explosion est composé
de trois panneaux fabriqués dans la même toile
balistique et tendu sur un système de sangles. Selon
Charles Laubie, « on peut l’habiller, comme on
veut, d’affiches ou de plantes, et alors, on ne le remarque
pas »
« Storm wall » et « Fire wall » sont
tous deux fabriqués à Luxeuil par la SEMA, une
PME qui emploie une quarantaine de salariés et dont
le siège social se trouve à Nanterre, dans les
Hauts-de-Seine. Son dirigeant avoue être branché
en permanence sur les chaînes d’information internationales
pour analyser, lors de chaque attentat, le mode opérationnel
des terroristes et imaginer de nouveaux dispositifs pour les
contrer. « Les Américains, en Irak, construisent
des murs en béton peu pratiques et inefficaces contre
les tirs de mortier » confie-t-il, « avec mes
deux nouveaux procédés, j’espère
attirer leur attention ».
La SEMA, au cours des deux dernières années,
s’est forgée une solide réputation dans
le domaine de la lutte anti-terroriste. Elle a, en effet,
successivement mis au point des sas de protection anti-anthrax
pour l’ouverture du courrier et des sacs anti-bombes
à utiliser dans les avions et les lieux publics. Son
secteur « lutte anti-terroriste » représente
aujourd’hui 50% de son activité, alors qu’au
départ, la société était spécialisée
dans la fabrication d’équipements militaires,
du gilet pare-balle au « couvre-bouche » des canons
du char Leclerc.
En 2002, la SEMA avait mis au point un système révolutionnaire,
appellé "Tueur de bombes" et destiné
à être utilisé dans les avions et les
lieux publics. Il avait été une attraction du
salon mondial de la sécurité qui s'était
tenu fin octobre à Rome.
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