 |
Des
paravents anti-explosions
by l'Est Républicain, Jeudi 13 Novembre 2003
Cette chaîne de fabrication de nouveaux équipements
est en cours de création dans la Société
d'équipement militaire et administratif à Luxeuil.
LUXEUIL. La SEMA, entreprise haut-saônoise spécialisée
dans les textiles techniques et la protection balistique,
est en passe de devenir le numéro 1 mondial dans la
lutte anti-terrorisme. Une lutte tout ce qu'il y a de plus
pacifique, qui passe par la création permanente de
produits destinés à annihiler l'effet recherché
par les terroristes, que ce soit la transmission de virus
ou les explosions en tous genres.
Le sas d'ouverture de courrier, mis au point en pleine crise
de la poudre blanche, a fait le tour du monde depuis Luxeuil.
Créés l'an passé face à la multiplication
des attentats, les « sacs anti-bombe », déclinés
en plusieurs tailles, qui canalisent les déflagrations,
qu'elles soient dûes au gaz, à l'essence ou à
divers explosifs (y compris dans les avions), connaissent
aussi un succès fulgurant. « Ils sont d'une efficacité
redoutable, et la demande a été telle que nous
avons dû développer notre réseau de distribution
à l'étranger, pour pouvoir les commercialiser
dans certains pays dont la langue constituait une barrière
», fait remarquer Charles Laubie, PDG de l'entreprise.
Une reconnaissance mondiale
Pas question pour autant de se reposer sur ses lauriers.
En juin dernier, après plusieurs attentats à
la voiture piégée ou perpétrés
par des kamikazes, un nouveau projet a germé à
la SEMA. Une sorte de paravent de protection est alors mis
au point, destiné là encore à dévier
le souffle de l'explosion vers le haut, tout en contenant
les éclats en tous genres. Il est proposé en
deux versions : le Fire Wall, pour l'intérieur, le
Storm Wall pour l'extérieur.
« Les kamikazes agissent tous de la même manière,
ils se font exploser dès qu'ils rencontrent un agent
de sécurité, généralement dans
les halls d'entrée. C'est là que le Fire Wall
aura son utilité. Quant au Storm Wall, il est étudié
pour résister aux voitures piégées et
protégera aussi bien les bâtiments que les check-point
ainsi que les démineurs », explique le PDG, tout
en montrant des tests réalisés avec ces nouveaux
équipements.
Un kilo d'explosifs (ce qui suffirait à détruire
une usine), associés à des clous, ne parviennent
pas à déstabiliser les mannequins situés
à proximité du Storm Wall, lequel est projeté
à peine à quelques mètres avec trois
kilos d'explosifs disposés à 80 cm. Impressionnant.
C'est là tout le savoir-faire de la société
SEMA, reconnu dans le monde entier.
|